Irlande et Grande-Bretagne

Pas besoin d’être passionné d’histoire pour être intrigué par les vestiges d’antan. Certaines quêtes du passé prennent racine dans la généalogie et la découverte de l’histoire de nos ancêtres. D’autres sont motivées par la nouvelle vague de fascination pour les drames historiques qui a récemment déferlé à la télévision et au cinéma. D’autres encore s’expliquent par un amour populaire pour la monarchie britannique et tout ce qui l’entoure.  

Châteaux, jardins et champs de bataille: l'appel des îles historiques

Châteaux, jardins et champs de bataille: l'appel des îles historiques | Destination en vedette

Pas besoin d’être passionné d’histoire pour être fasciné par les vestiges du passé ayant résisté au passage du temps en Angleterre, en Irlande, en Écosse et au Pays de Galles. Ruines romaines, menhirs néolithiques, forteresses normandes, palais georgiens et monuments victoriens sont tous là pour nous rappeler une époque et des peuples révolus.

Quoi qu’on pense du mouvement Cool Britannia et des designers tendance et pop stars qui l’ont marqué, on a parfois plutôt envie d’arpenter les méandres du passé. Et quand il est question de passé, les îles Britanniques en ont un bien chargé.

Pour les visiteurs nord-américains, l’attrait repose souvent sur la généalogie et la découverte de l’histoire de leurs ancêtres qui ont fui la grande famine irlandaise des années 1800 ou les rébellions écossaises du siècle d’avant. Comme les voyages à saveur généalogique sont en vogue, des dizaines d’entreprises offrent des circuits et forfaits du genre, dont certains incluent même des services d’aide à la recherche.

La multitude de drames historiques à la télévision et au cinéma a contribué à cette recrudescence de la fascination pour le passé auprès des nouvelles générations. La série Outlander de la chaîne Starz a incité de nombreux voyageurs à visiter l’endroit où a eu lieu la bataille de Culloden, en Écosse, là où s’est éteint le rêve des forces jacobites en 1746. De son côté, la série Victoria de la chaîne ITV a éveillé une curiosité pour la première reine moderne, une femme qui encourageait non seulement les scientifiques, les artistes et les libres penseurs, mais qui maîtrisait aussi l’art de gérer sa marque personnelle avant même que ce concept soit inventé. Les conflits violents, les héros et les vilains de plusieurs drames se déroulant pendant la Seconde Guerre mondiale, dont Foyle’s War, Enquêtes codées, Une belle rencontre et Dunkerque, alimentent aussi cette fascination.

Dans les châteaux, palais, manoirs, abbayes et cathédrales qui parsèment le territoire, le passé est omniprésent. Le Pays de Galles, par exemple, compte 600 structures castrales, dont 100 sont encore debout, ce qui lui a souvent valu le surnom de «capitale mondiale des châteaux». Chaque époque laisse sa marque sur les bâtiments par des ornements architecturaux. Les arcboutants gothiques du Moyen-Âge n’ont toutefois pas qu’une valeur ornementale; ils sont le reflet de la technologie la plus avancée du temps. Il en va de même pour les structures grandioses de la période Tudor, la symétrie et les plafonds en plâtre de l’ère georgienne, les parures détaillées victoriennes et le minimalisme du design contemporain.

Mais dans ce territoire verdoyant et accueillant, les jardins historiques sont tout aussi célèbres que les bâtiments qu’ils entourent. Les plus remarquables sont ceux conçus au 18e siècle par Capability Brown, qu’on surnomme «plus grand jardinier d’Angleterre» pour ses jardins paysagers de pelouses vallonnées entrecoupées de touffes d’arbres et de lacs en serpentin. On lui attribue d’ailleurs la conception de plus de 170 jardins, incluant ceux du château de Belvoir, du domaine de Croome Court, du palais de Blenheim et du domaine de Harewood House, que l’on peut encore admirer aujourd’hui.

Bien sûr, plusieurs de ces demeures ont un lien avec la royauté, faisant du Royaume-Uni une destination incontournable pour les fervents de la monarchie actuelle et passée. Mais avant même que Guillaume le Conquérant accède au trône en 1066 et fasse construire le château de Windsor, les Romains régnaient sur la Bretagne, un règne qui a perduré pendant 400 ans à partir de la conquête du territoire par l’empereur Claude en 43 apr. J.-C. Ce sont justement les Romains qui sont responsables de la construction de routes, de bains et de murs fortifiés, et on peut encore voir les ruines de bon nombre de ces structures partout sur les îles, du mur d’Hadrien dans le nord à la villa romaine de Chedworth dans les Cotswolds en passant par les célèbres bains de Bath. Par ailleurs, l’un des meilleurs endroits pour en apprendre sur les origines romaines de la cité de Londinium est le Musée de Londres, qui abrite une collection de plus de 47 000 artefacts datant de l’ère romaine. Et si on retourne plus loin encore que les Romains, le territoire était occupé par les peuples néolithiques dont le souvenir persiste à travers les menhirs de Stonehenge ou de Calanais, ainsi que le cheval blanc d’Uffington.

Dans les îles Britanniques, peu importe où l’on va, le passé n’est jamais bien loin.

Service Concierge en Irlande et en Grande-Bretagne avec Adams & Butler

Que diriez-vous de plonger dans la beauté naturelle britannique à Bath ou de naviguer sur un yacht le long du fleuve Shannon lors de vacances sans aucun tracas? Siobhan Byrne Learat, propriétaire d’Adams & Butler, nous raconte comment les voyageurs peuvent vivre une expérience authentique et captivante en Irlande et en Grande-Bretagne.

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La vie de la reine Victoria en 10 endroits

L’année 2019 célèbre le 200e anniversaire de naissance de la reine Victoria, dont le règne, qui a duré 63 ans de 1837 à 1901, a marqué le début de l’ère moderne. L’ancienne souveraine britannique fascine de nouveau grâce au drame historique Victoria, mettant en vedette Jenna Coleman dans le rôle d’une jeune reine tombant amoureuse d’un beau prince. Mais par-dessus tout, ce sont les décors magnifiques qui nous collent à nos écrans. En voici quelques exemples.

Crimes et fossiles: les mystères historiques du Devon

Crimes et fossiles: les mystères historiques du Devon | Style de voyage

Le comté du Devon, dans l’ouest de l’Angleterre, est connu pour la douceur de son climat, ses paysages bucoliques, ses villages charmants, ses cream teas, ses fruits de mer et ses plages. La région est toutefois aussi reconnue pour son histoire plus sombre, quoique fascinante. Sa popularité auprès d’auteurs de romans policiers comme Agatha Christie et Arthur Conan Doyle n’a donc rien d’étonnant.

La Greenway House, aujourd’hui propriété du National Trust, était jadis la maison estivale de la reine du crime, Agatha Christie. Cette demeure joyeuse et ensoleillée est truffée de bibelots recueillis lors de voyages à l’étranger. Les vastes jardins qui l’entourent lui ont valu le surnom d’«endroit le plus charmant au monde». De nos jours, c’est l’un des sites touristiques les plus populaires dans le Devon, non seulement lors du festival international Agatha Christie en septembre, mais aussi tout au long de l’année. Chaque jour, des centaines de visiteurs montent à bord d’un train à vapeur qui sillonne des paysages ponctués de camélias jusqu’à Greenway, où ils dégusteront des scones avec crème caillée dans le salon de thé en après-midi.

Mais ne laissez pas les joyeux vacanciers et les jolies fleurs vous tromper. Où que vous alliez dans le Devon, vous foulez des terres remplies d’histoire, de préhistoire même. Le comté a plu non seulement à Christie, mais à bien d’autres écrivains, dont Arthur Conan Doyle, Kate Ellis, John Fowles, Hilary Mantel, Thomas Hardy et John Cleese.

Bien avant que les petites cabanes colorées et les kiosques de crème glacée fassent leur apparition sur ses plages, le Devon était l’une des premières régions de la Grande-Bretagne où se sont installés les humains modernes. Dès 6000 av. J.-C., des chasseurs-cueilleurs mésolithiques vivaient à Dartmoor, qui compte quelque 500 sites néolithiques, incluant des tombelles et des cercles de pierres. On retrouve aussi de très vieilles collines fortifiées le long de la côte jurassique qui relie le Devon et le Dorset. Cette étendue de littoral d’une beauté époustouflante et riche en fossiles est d’ailleurs inscrite sur la liste du patrimoine mondial depuis 2001.

En 43 apr. J.-C., les Romains ont envahi la région et y ont établi des ports navals et des garnisons. Lorsque la domination romaine a pris fin vers l’an 410, le territoire est devenu le royaume celtique de la Dumnonée jusqu’à sa conquête par les Anglo-Saxons au 7e siècle, puis par les Normands en 1066. Pendant la période Tudor, plusieurs célèbres explorateurs, dont Sir Francis Drake et Sir Walter Raleigh, y ont pris le large.

D’aussi loin qu’on s’en souvienne, le Devon a toujours été un endroit privilégié pour l’exploitation minière, l’agriculture, la pêche et, dans les dernières décennies, le tourisme. Ses nombreux sites archéologiques prennent vie dans les mystères de Kate Ellis, dans lesquels les fouilles effectuées par les personnages permettent de déterrer d’innombrables artefacts provenant, par exemple, des assizes sanglantes qui ont suivi la rébellion de Monmouth en 1685, ou encore des «saboteurs» du 18e siècle, qui attiraient les navires à leur perte pour en dérober le cargo. Les visiteurs intéressés peuvent même prendre part à des fouilles archéologiques.

Le Devon est aussi le théâtre de nombre de légendes folkloriques, exactement le genre de mythes et d’histoires qui fascinaient un certain révérent du 19e siècle nommé Sabine Baring-Gould. Il en a abordé plusieurs dans son livre Dartmoor Idylls, l’un des quelque 150 qu’il a produit de son vivant. Un de ses «curieux événements» a inspiré Sir Arthur Conan Doyle dans l’écriture d’une des plus sombres aventures de Sherlock Holmes, Le chien des Baskerville. D’autres auteurs ont aussi trouvé l’inspiration dans le Devon: Thomas Hardy a mis en scène tous ses romans dans la région fictive du Wessex, qui comprenait le Devon et qui se basait sur le pays anglo-saxon qui existait autrefois; le mystère Death in Devon d’Ian Sansom y tenait également place; et sur une note plus légère, John Cleese a créé la légendaire série télévisée Fawlty Towers d’après ses expériences au vénérable hôtel Gleneagles à Torquay.

Mais aucun auteur n’est relié d’aussi près au Devon que la grande dame du crime, Agatha Christie.

L’écrivaine est née et a grandi à Torquay, une ville balnéaire fréquentée par les jeunes intellectuels au début du 20e siècle. En plus d’être l’une des première à avoir pratiqué le surf sur la Riviera anglaise dans les années 1930, elle a situé plusieurs de ses œuvres dans le Devon, notamment sur l’île de Burgh dans Les vacances d’Hercule Poirot et au Majestic (qui s’inspire de l’Imperial Torquay) dans Un cadavre dans la bibliothèque. Le plus ancien bâtiment de Torquay, l’abbaye de Torre fondée en 1196, cultive même des plantes inspirées des romans de l’écrivaine dans ses vastes jardins.

Lorsque Christie et son mari Archie étaient à la recherche d’une demeure estivale, ils se sont naturellement tournés vers le Devon, où ils ont trouvé une magnifique maison georgienne appelée Greenway, à Churston Ferrers. C’était «la maison idéale, une maison de rêve» selon elle. Les amateurs de la série Poirot s’en souviendront peut-être, puisqu’elle est apparue dans l’un des épisodes, le dernier à avoir été tourné.

Là, comme partout ailleurs dans le Devon, se côtoient lumière et obscurité, passé et présent, bien et mal, vie et mort; chacun rendant l’autre plus clair, plus défini, plus marqué. L’histoire semble presqu’aussi vivante que le présent. Et c’est justement dans cela que repose la grande beauté de la région.

Délices culinaires internationaux

Les plats alléchants servis dans nos destinations vedettes vous donnent un aperçu de la culture locale. Succulents rôtis, mets exotiques épicés ou desserts divins, vos papilles seront délicieusement ravies.

Bolos à la patate douce avec beurre au madère

Lorsque la chef et directrice de l’innovation culinaire, Kathryn Kelly, a goûté au bolo pour la première fois à Madère dans les années 1980, elle a tout de suite adoré le goût fumé que lui procure le four à bois dans lequel il est traditionnellement cuit. Elle a adapté la recette pour que vous puissiez cuisiner ce délicieux pain à la maison – le délice automnal idéal. Si vous avez un gril à portée de main, utilisez-le pour faire cuire le pain directement sur la flamme.



Ingrédients

Pain bolo

  • ¾ à 1 tasse d’eau, à 43˚C/110˚F
  • 2 c. à thé de levure sèche active
  • 4 c. à thé de sucre
  • 1 patate douce, pelée et rôtie jusqu’à ce qu’elle soit tendre
  • 3 ¼ tasses de farine tout usage
  • 2 c. à thé de sel casher
  • Huile d’olive, pour faire griller

Beurre au madère

  • ¼ de tasse de madère
  • 2 bulbes d’ail, rôties et pelées
  • ½ tasse de beurre à température ambiante
  • 2 c. à table de pacanes émincées
  • 1 c. à table d’oignon français tranché finement
  • 1 c. à table de zeste d’orange
  • Sel casher et poivre noir fraîchement moulu

Préparation

Préparation de la pâte à pain
Dans un petit bol, mélanger ¼ de tasse d’eau tiède, la levure et 1 c. à thé de sucre jusqu’à ce que la levure se dissolve. Laisser reposer pendant 10 minutes.

Dans un robot culinaire, mélanger par pulsion la patate douce avec 3 c. à thé de sucre, la farine et le sel. Avec le robot en marche, ajouter le mélange de levure et ½ tasse d’eau tiède. Mélanger jusqu’à ce que la pâte forme une boule, en ajoutant un peu d’eau tiède au besoin. Transférer la boule de pâte dans un grand bol huilé, en la tournant pour qu’elle soit bien enduite d’huile. Couvrir de pellicule plastique et laisser la pâte lever dans un endroit chaud jusqu’à ce qu’elle double de volume, soit environ 1h30.

Transférer la pâte sur un plan de travail fariné et la pétrir jusqu’à ce qu’elle devienne douce et souple. Diviser la pâte en 4 boules de taille égale. Aplatir les boules en rondelles de 5 à 6 po, les recouvrir d’un linge sec et laisser reposer pendant 45 minutes.

Préparation du beurre au madère
Dans une petite casserole, laisser mijoter le madère à feu moyen-vif jusqu’à ce qu’il réduise à 1 c. à table, environ 10 minutes. Dans un bol moyen, écraser l’ail rôti pour former une pâte, puis y ajouter le beurre, les pacanes, l’oignon français, le zeste d’orange et le madère réduit. Assaisonner de sel et de poivre au goût.

Cuisson du pain bolo
Chauffer un gril extérieur ou un gril en fonte intérieur à feu vif. Badigeonner un côté des rondelles de pâte d’huile d’olive et faire griller, côté huilé vers le bas, jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées et légèrement carbonisées. Presser légèrement avec une spatule pour s’assurer que le pain ne gonfle pas et qu’il caramélise. Badigeonner le dessus de la pâte d’huile d’olive et la retourner, puis laisser griller jusqu’à ce qu’elle soit bien dorée. Servir avec le beurre au madère.

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